Nicolas Dupont-Aignan : « Modes de décision » en matière scientifique et familiarité avec la science

L’agenda scientifique et politique se construit à partir de sujets médiatiques, enjeux émergents, questionnements propres à la culture du parti et exercices de prospective stratégique.

>> En ce qui vous concerne, comment définissez-vous les sujets à traiter en priorité en matière de science et technologie ?

>> À partir de quoi construisez-vous vos positions et propositions sur les sujets à caractère scientifique ? Vous reposez-vous sur une culture ou formation personnelles, sur la presse spécialisée, sur les médias traditionnels, sur des conseillers spécialisés (précisez leur parcours), sur un dialogue direct avec des scientifiques, sur l’opinion publique, sur les rapports d’experts, sur les arguments d’associations ou entreprises ?

Mon groupe d’experts inclut des chercheurs et enseignants en contact régulier et privilégié avec les syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche, les associations de défense de la recherche et de l’université, les différents organismes de recherche, des chercheurs, des enseignants, le secteur industriel (grands groupes, PME, PMI), les pôles de compétitivité, les laboratoires, les projets européens, les écoles doctorales, les écoles d’ingénieurs, des collèges et lycées, des associations de parents, d’étudiants, etc. bref l’ensemble des acteurs.

>> Qu’attendez-vous comme type d’information pour commencer à former une politique : des conclusions définitives, une vue d’ensemble de la situation, des pour et contre… ?

D’une part, des retours sur la situation telle qu’elle est vécue et/ou perçue par les différents acteurs, sur les dérives, les souffrances, les situations et aussi sur les bons aspects, s’ils existent, ainsi que sur les améliorations à apporter.

D’autre part, une vue d’ensemble de la situation dans son contexte national, européen, international et sur l’historique de la situation.

>> Comment décririez vous le rapport entre le monde de la science et celui de l’action publique ? Avez-vous suffisamment accès aux informations nécessaires voire au acteurs concernés ? Que proposeriez vous pour faire évoluer ce rapport ?

Il est très difficile pour un acteur de la science de s’engager comme ou auprès d’un acteur publique sans être déconsidéré comme scientifique. Le rapport entre les deux domaines est donc la plupart du temps lié à un engagement politique fort pour faire passer un message. Pour faire évaluer ce rapport il est important d’une part de revaloriser le métier de chercheur pour qu’il ne soit plus déconsidéré dans la sphère publique et d’autre part sortir du monopole syndical pour que l’éventail syndical soit plus large, donc de fait moins politisé, pour permettre à chacun de se syndiquer et de faire remonter démocratiquement les revendications des différentes professions.

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